« Mon Gilet jaune » est une marque déposée et appartient à une femme entrepreneur qui se frotte les mains

Aucune marque commerciale déposée n’aura été aussi convoitée que celle des « Gilets jaune », mais sa propriétaire ne veut pas la vendre. 

La propriétaire de la marque « Mon Gilet jaune » existe mais se fait discrète. C’est une femme entrepreneur qui habite Lisieux et qui ne tient pas à ce qu’on fasse beaucoup de publicité à son entreprise.

Claudine Bucourt a déposé cette marque il y a dix ans et ne s‘attendait pas à ce qu’on lui fasse autant de publicité.

Cette marque correspond aux fameux Gilets jaunes dont elle a d’ailleurs sorti toute une gamme de produits déclinés à partir du vêtement de base. Elle a simplement expliqué récemment à Julien Lagarde, correspondant de presse en Basse Normandie : « j’ai désormais un modèle plus chic, avec une capuche et une poche ventrale dans laquelle on peut placer des cartes avec des informations utiles et les coordonnées des quelques personnes à prévenir en cas d’incident ».

Claudine Bucourt ne manque ni de talent, ni d’imagination. Elle a donc fait des gilets jaunes spéciaux, élégants, pour les femmes, solides pour les motards et très « chou » pour les enfants, un gilet jaune qui peut servir à protéger les cartables. Ajoutons à cette panoplie des gilets jaunes pour chiens et chats.

Claudine Bucourt a comme vrai métier d’être designer digitale. Elle fabrique le décor des sites internet, mais pas seulement. Elle dessine aussi des vêtements, et notamment les fameux gilets jaunes qu‘elle fait fabriquer dès qu’elle a des commandes. Elle en vend beaucoup sur internet.

Alors elle n’est pas arrivée sur les gilets jaunes par hasard, mais plutôt par vengeance. Un jour, elle entend à la télévision le couturier Karl Lagerfeld pourfendre dans une publicité les fameux gilets jaunes. Il pense et dit que les gilets jaunes sont moches et nuls. Claudine Bucourt ne comprend pas et se met en tête d’en faire un objet désirable.

Depuis cette époque, la marque qu’elle a déposée a poursuivi son chemin.  Jusqu’à cette révolte en novembre où, à ce moment-là, tout bascule. Le gilet jaune devient le symbole de la révolte.

Du coup, tout le monde se précipite sur cette marque en tentant de l’acheter. Les représentants des partis politiques extrémistes ne se privent pas de faire des offres assez généreuses parce qu'ils considèrent que "le Gilet jaune" peut dans l'avenir devenir un emblème.

Claudine Bucourt a donc vérifié son dépôt de marque auprès de l’agence de la propriété et renouveler son mandat.

La marque « Mon Gilet jaune » lui appartient encore jusqu'en 2028. Ce qui lui laisse le temps de développer un autre projet, et construire un nouveau site internet qui lui servira à la commercialisation des gilets jaunes. D'autant que le grand débat va durer 3 mois encore. Au moins.

Claudine Bucourt porte le gilet jaune toute la journée, c'est son habit de travail, mais ne dit pas si elle est ou non « gilet jaune » elle-même.