La famille des exilés fiscaux s’agrandit

Charles-Marie Jottras, invité de BFM Business hier soir, dresse une nouvelle typologie de l’exilé fiscal. L’invité est dirigeant de l’agence d’immobilier haut de gamme Daniel Féau, il est donc bien placé pour observer ce phénomène. Il constate un « mouvement sans précédent de départs » mais précise que « la typologie des gens qui partent a changé ». « Depuis la création de l’ISF, nous voyons régulièrement des grosses fortunes partir », indique-t-il, assurant que « parmi les propriétaires des grandes entreprises, beaucoup de familles sont parties il y a déjà très longtemps ».

Mais ces exilés fiscaux d’hier, « en général des gros patrimoines plutôt inactifs, ou qui continuaient à diriger leur entreprise depuis l’étranger », ne sont plus les seuls à partir. Désormais, ils sont « beaucoup moins riches, beaucoup plus jeunes et beaucoup plus actifs », déplore Charles-Marie Jottras. A quoi est du ce soudain changement ? D’après lui, ce sont les « modifications de la fiscalité du capital » qui inquiètent les jeunes actifs, notamment l’instauration d’une taxe similaire à l’impôt sur le revenu pour les dividendes et les plus-values.